Mon histoire personnelle

Publié le par Messeb

 cni.jpgVoilà l’histoire d’un ivoirien rentré en France par rapatriement compte tenu des événements survenus en Côte d’Ivoire en 2000.
Né le 16/06/1965 à Aboisso, (RCI) Nationalité ivoirienne. Marié à une Française, à Abidjan le 11/12/1993 Mairie de Marcory, (RCI) Transcrit le 29 décembre 1993. Livret de Famille Français : N° 1031/93, copies justificatives. De son union est né un enfant le 21/11/1991, avant son mariage. Suite au rapatriement français de la Côte d’Ivoire en février 2003 sa famille est arrivée en France.
Vu les événements en Côte d’ivoire, la délivrance d’un passeport ivoirien dans les délais qui lui était imparti était quasi impossible. Le 11/02/2003 l’Ambassade de France me délivre un laissé passer N° 6/2003, faisant office de passeport.
Le 14/02/2003 ils se sont rendus à l’aéroport Felix HOUPHOUËT d’Abidjan (RCI) où on leur a distribué des billets d’avions de la part de la Croix Rouge.
A l’aéroport Charles de GAULLE ils ont été accueillis par la Croix Rouge qui les a conduit au CEFR (centre d’entraide au français rapatriés) de Vaujours, où ils y avaient été enregistrés avant même leur arrivée.
Le 20/02/03 Ils sont conduits au CEFR de Feyzin, (Lyon).Le lendemain ils se sont rendu à la Préfecture de Lyon accompagnés d’un référent du CEFR pour la régularité de leur papiers respectifs, (premier rendez-vous).
Le 27/02/2003 La Préfecture du Rhône délivre un récépissé N° 6903104586, portant la mention : 08630240. Valable Jusqu’au 21/08/2003 à l’ivoirien.
Le 22/05/2003 la Préfecture du Rhône lui délivre un deuxième récépissé N°6903104586 portant la mention : 08891748. Valable jusqu’au 21/08/2003
Le 29/04/2003 il passe une visite à l’OMI sous le Dossier N° 0000D86055.
Le 29/04/2003 la Préfecture du Rhône me délivre un titre de séjour N°F693104586 Portant la mention  CST vie privée et Famille.: Valable jusqu’au 28/04/2004 dont copie.
Le 02/07/04 mon épouse demande le divorce. Le même jour la Juge aux affaires familiales nous sépare.
Le 11/08/2004 la Préfecture du Rhône lui délivre un récépissé N°6903104586 portant la mention : 09809454. Valable jusqu’au 10/11/2004.
Le 13/10/2004 il trouve du travail en CDI à Paris, avec un contrat de travail en bonne et due forme.
Le 12/11/2004 la Préfecture du Rhône refuse lui renouveler son titre de séjour sans lui donner de raison.
Le 23/12/2004, Il fait transférer son dossier à Paris étant donné qu’il y travaille désormais, il obtient un rendez vous pour le 31/03/2005 à la Préfecture de Police, Place Louis Blanc Paris 4ème  à 11h00 salle SUD-EST.
Le 31/03/2005, la Préfecture de Police de Paris lui redonne un autre rendez-vous pour le 15/06/2005. La préfecture lui demande de revenir avec des papiers supplémentaires dont le certificat de nationalité, le certificat de scolarité de l’enfant et une attestation de la mère pour lui délivrer un titre de séjour. Etant donné que la mère lui refuse la paternité et que le document qu’il a en sa possession n’est que la reconnaissance de l’enfant avant naissance, pour lui ça sentait pas trop bon, il voyait en cela un autre moyen de rejet.
Le 15/06/2005, il est retourné à la préfecture avec les documents demandés mais compte ténu de ce courrier-ci, ils ont oublié de lui demander le reste des papiers demandés et lui ont demandé la reconnaissance avant naissance de l’enfant, il l’a donc  fourni.

Entre temps, il a connu une autre français, avec laquelle il vie, à la préfecture, une femme on lui donne le conseil de se marier ou de se pacser afin qu’il lui délivre un titre de séjour, ainsi elle lui a demandé de revenir le 03 juillet 2006 avec les document attestant la durée de son union et les pièces d’identités de sa compagne.
Mais n’ayant pas de document signé d’eux attestant tout cela, il a dû envoyer une attestation d’EDF – GDF, prouvant qu’ils vivent ensemble mais cela ne leur suffisait pas. La Dame qui l’a reçu  lui a simplement dit cette fois, qu’ils allaient lui écrire et que tout le monde est en congé.
Mais avec quel moyen et comment allait-il se réinserer la-bas vu qu'il avait tout abandonné et avait tout perdu même ses repères.

J'ai mis cette cette histoire à la troisieme personne mais est mon histoire personnelle.

Le 18 septembre 2006, la Préfecture lui fait un courrier lui demandant de retourner chez lui.

Vu tous ces détours et complication, vu que ce dernier soit venu dans les conditions officielles, vu qu’il a tout perdu chez lui quel commentaire pouvez vous faire ?

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