11ème tribune de l`association "Ethique et légalité pour l`avenir national" (ELAN): Débat sur la présence de la communauté libanaise en Côte d`Ivoire

Publié le par Messeb

 mercredi 4 février 2009 - Par Autre presse

Salut Oh terre d’espérance « ainsi commence l’Hymne National, symbole de notre pays et de poursuivre, tes fils chère Côte d’Ivoire Fiers artisans de ta grandeur ».

Autant de symbolisme qui devraient nous emmener à comprendre que ce pays qui est désormais le nôtre, doit pouvoir compter sur nous à temps et à contre temps, en période de vent favorable ou en période de tempête, fut-elle un tsunami. Oui ! frères venus du Liban ou d’ailleurs, l’hymne de ce pays qui prône l’hospitalité s’est appliquée à nous.

Aussi, combien sommes-nous qui avons posé les pieds au bord de la Lagune Ebrié ou ailleurs sur le continent ; avec comme seule fortune notre volonté de réussir. Des années plus tard, notre mariage avec cette nation a été si fécond que nous pesons plus de la moitié des ressources vitales du pays.

Alors, ne crachons pas dans la soupe après en avoir consommé. Tous à quelque religion à laquelle nous appartenons, tous nous savons que Dieu écrit Droit avec les lignes brisées.

La terre promise n’a-t-elle pas été de l’autre côté du Désert ? C’est pourquoi, en cette période extrêmement difficile pour notre pays, je vous exhorte solennellement à ne pas baisser les bras. Au plus fort de la crise, au moment ou nombre d’opérateurs économiques tels des tisserins cherchaient d’autres cimes plus paisibles et plus prometteuses pour faire fructifier leurs avoirs, vous et moi telles des fournis, sommes-nous agrippés au tronc de l’arbre par amour et par reconnaissance.

Aujourd’hui la situation n’est certes pas rose, je le sais, puisque je le vis dans ma chair aussi bien que vous. Mais qui en est vraiment responsable ? Evidemment nous avons beau jeu d’accuser le pouvoir en place, mais sans vouloir passer pour l’avocat du diable, force est de reconnaître que les paramètres viennent forcement d’ailleurs. Intrigues politiques, remous socio-politiques, septembre 2002-novembre 2004. Hypocrisie intellectuelle. Tout y passe. Bref chercher aujourd’hui les causes ne résoudra sûrement pas nos problèmes. Nous sommes tous coupables. Laissons l’histoire suivre son cours.

Au demeurant, la Côte d’Ivoire n’est pas à sa première crise, après celle du début des indépendances, il y a eu la crise des années 80 dénoncée avec véhémence par le premier Président Félix Houphouët Boigny. Ensuite, en 1990 les difficultés financières ont été telles que pour la première fois, il a été envisagé la réduction des salaires. Des Eminences appelées à la rescousse n’ont pu poser le meilleur diagnostic. En 1999, avant les évènements malheureux de décembre, la Côte d’Ivoire était presque en cessation de paiement. Il y a eu des crises. Hélas, il en aura peut-être encore. Les Etats-Unis ont connu la grande crise des années 20, l’Europe après celle qui conduisit à la révolution de 1789 a connu celle de l’après guerre en 1945.

Pour les croyants il y a eu en Egypte les 7 années de vaches grasses, puis hélas les 7 années de vaches maigres. Toutes ces étapes ont été franchies grâce aux bras des enfants de ces pays. Yes we can. Oui nous le pouvons. C’est pourquoi au-delà des tracasseries ou des pesanteurs fiscales, administratives où structure judiciaires, pesanteurs pour lesquelles modestement en tant que membre du Conseil Economique et Social, structure par excellence d’expression de la société Civile, je m’engage à jouer pleinement ma partition auprès de nos décideurs pour en assurer l’allègement. Je vous demande d’explorer toutes les voies pour maintenir debout, Entreprises, Usines, Magasins, etc. viviers de la société ivoirienne.

Les fermer ou les délocaliser entraînerait le chaos de notre économie. L’on ne guérit pas le mal par le mal.

Chers compatriotes ;

Je sais que vous le pouvez, c’est pourquoi je vous demande de prêter une oreille attentive à mon cri de cœur, un cœur déchiré et qui saigne abondamment, prêt à s’offrir en martyr pour sauver la mère patrie. Dieu vous le revaudra.

Je sais compter sur vous, je sais compter sur votre foi en notre pays, sur votre volonté à l’aider à sortir du bourbier dans lequel il est plongé. Oui cela est possible. Ensemble nous réussirons.

Dieu vous bénisse

Dieu protège la Côte d’Ivoire

Roland DAGHER
Conseille Economique et Social
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