Crimes contre l’humanité

Publié le par Messeb

Ces hommes sont « Wanted »

 

Pour tous ceux qui ont des informations sur les crimes commis contre l’humanité en Côte d’Ivoire, prière s’adresser à la cour pénale internationale. Telle semble être la substance du message lancé à Dakar  par le bureau du procureur de la cour pénale internationale la semaine dernière. Le procureur Moreno Ocampo n’a pas fait de mystère autour de la préoccupation qu’à la cour pénale internationale sur la situation qui a prévalu en Côte d’Ivoire dans les graves moments de la crise qui secoue ce pays depuis bientôt six ans. Les mis en cause avec leur tête le président ivoirien Laurent Gbagbo sont nombreux. Si dans le camp loyaliste l’actuel président risque fort bien de porter le chapeau tout seul, ce n’est vraiment pas le cas dans les zones sous occupation de Guillaume Soro et ses fantassins. Et de ce côté ce ne sont pas les preuves qui manquent. Les faits sont encore frais dans les mémoires comme si c'était hier. Tous les ivoiriens ont encore en tête les graves violations commises contre les droits universels de l’homme et les conventions de Genève sur la protection des personnes en cas de conflit armé. Les danseuses d’adjanou, une danse du centre de la Côte d’Ivoire pour exorciser le mal et le mauvais sort, ont été sommairement exécutées par les fantassins de Guillaume Soro. Au mépris de la quatrième convention de Genève signée en 1949 qui impose aux belligérants la protection des civils des territoires occupés. Selon cette convention, les civils ne doivent pas être l’objet de représailles ni d'extorsion de bien. En exécutant donc les danseuses de Sakassou, Guillaume Soro ont enfreint à une règle élémentaire sur les règles de la guerre et ne sauraient donc avoir un traitement de faveur par rapport aux autres criminels de guerre. L’assassinat des danseuses se double d’un autre fait grave commis cette fois-ci à Korhogo dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire par un des lieutenants de Guillaume Soro, Fofié Kouakou. Le tristement célèbre chef de guerre de cette zone s’est rendu coupable d’un grave crime contre l’humanité pour lequel l’Allemagne nazi continue de payer. En effet, ce carnassier d’un autre âge n’a pas hésité regrouper dans un conteneur environ 86 personnes et les exposer au soleil. Tous sont morts par suffocation offrant ainsi à Korhogo son charnier. Qu’ont-ils fait les autres criminels de guerre croupissent dans la prison de la Haye de pire que ça ? En outre, toute la Côte d’Ivoire a été émue du témoignage d’une jeune fille devant l’assemblée nationale ivoirienne qui, après avoir été violée à Bouaké par les hommes de Guillaume Soro, a chopé le virus du sida. Ces faits suffisamment graves ont été relatés par les médias. De quelle autre information grave la cour pénale internationale a-t-elle besoin ? Celles-ci le sont suffisamment pour faire passer des criminels sur la chaise électrique aux Etats-Unis. Une autre image forte qui a fait le tour du monde grâce au célèbre site britannique, Youtube, c’est l’immolation du gendarme fait prisonnier de guerre. Et les criminels ont poussé leur cynisme plus loin en filmant cette scène contraire à la dignité humaine. Violant une fois de plus la convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre. Selon cette convention les prisonniers ont droit à un traitement humain, toute torture morale, physique ou psychique est strictement interdite. Inutile de nous étaler sur le chapelet de petits crimes commis ça et là par le petit gros and Co. De quoi donc aurait besoin le bureau du procureur de la cour pénale internationale qui demande une collaboration des autorités ivoiriennes? Certaines organisations humanitaires internationales travaillant sur le terrain disposent d'informations fiables et vérifiables.

 

Anne-Marie N’cho
Le Latéral info, Bruxelles
annemarie_ncho@lateralinfo.net

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